Il s’agit principalement de gouttes à instiller dans l’œil. Elles servent à faire baisser la tension oculaire, on les appelle ainsi « collyres hypotonisants ». Il en existe avec ou sans conservateurs.

Afin de préserver les tissus en vue d’une chirurgie et pour améliorer le confort du patient les formules sans conservateurs sont conseillées par les spécialistes du glaucome.

Les collyres ne sont pas toujours bien tolérés par le patient qui ne doit pas hésiter à évoquer ses difficultés avec l’ophtalmologue. En effet, si l’instillation est inconfortable, il pourra avoir tendance à l’éviter. Une bonne observance du traitement est indispensable pour une efficacité optimale. Les oublis entrainent une augmentation de la pression intra-oculaire et davantage de variations qui sont délétères pour le nerf optique.

On instille une goutte en tirant la paupière inférieure et en regardant vers le haut. On dépose la goutte dans le cul de sac palpébral, puis on garde l’œil fermé 30 secondes en absorbant le surplus avec un mouchoir et en évitant de l’étaler sur la peau.

Il existe aujourd’hui en collyre plusieurs classes thérapeutiques :

Les bêta-bloquants : timolol, cartéolol, betaxolol. Ce sont les premiers arrivés sur le marché, ils permettent de réduire la production d’humeur aqueuse. 

Les  analogues des prostaglandines : latanoprost, travoprost, bimatoprost. Il s’agit des plus puissants, ils favorisent l’évacuation de l’humeur aqueuse hors de l’œil.

Les inhibiteurs de l’anhydrase carbonique : dorzolamide, brinzolamide. Ils permettent de réduire la production d’humeur aqueuse. Ils existent également en comprimés.

Les sympathomimétiques (alpha-2-agonistes) : brimonidine, apraclonidine. Ils permettent de réduire la production d’humeur aqueuse et favorisent son évacuation et auraient une action neuroprotectrice.

Les inhibiteurs des Rho Kinase : nétasurdil. Ce sont les plus récents. Ils favorisent l’évacuation de l’humeur aqueuse et auraient une action neuroprotectrice.

Les parasympathomimétiques (pilocarpine) : elle favorise l’évacuation de l’humeur aqueuse. Elle n’est plus utilisée comme traitement au long cours mais en appoint, notamment après les chirurgies ou lasers.

Il existe des collyres regroupant deux classes thérapeutiques (souvent un bêta bloquant avec une autre molécule afin de faciliter la prise de traitement pour le patient).

Il existe cependant également des comprimés pour faire baisser la pression. Leur prise est rarement proposée comme traitement au long cours, il s’agit de l’acétazolamide (qui est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique).

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